13.05.2006
Stage de Tango au Liban...
Du Tango Argentin au Liban??? Vous êtes des grands malades, disaient-ils.
Ils, s’étaient les copains, la famille, les Tanguéros Toulousains et autres personnes suffisamment mal informés pour savoir que parmi leurs nombreux exils, les Libanais avaient beaucoup fréquentés l’Amérique de Sud. "Ils" étaient trop trouillards aussi et ne savaient rien de la situation géo-politique actuelle et que les risques sur place n’étaient aujourd’hui pas plus nombreux qu’à Belfast ou Berlin quelques années plus tôt.
Pourquoi pas un stage de danse Orientale à Santiago de Cuba ?
Et pourtant c'était vrai, nous avions réellement traversé la méditerranée pour participer à un stage de Tango Argentin à Beyrouth. Nos avions rejoint et découvert à notre escale à CDG ceux qui, pendant neuf jours allaient partager ce séjour avec nous. Là, Sigrid et Mazen (les profs) nous attendaient. Sigrid est prof de Tango à Toulouse et Mazen, Libanais expatrié l’est à Paris. Parfaits organisateurs, ils guettaient les retardataires et s’informaient sans cesse de nos conditions de confort et de voyage. Après un vol sans encombre nous sommes arrivés sur le tarmac de l’aéroport Ain al mreisseh. Déjà la température nous changeait, mais c’était en fait l’atmosphère toute entière qui nous métamorphosait en vacanciers. Le climat méditerranéen de ce début mai est des plus agréable car pas encore trop lourd et pourtant déjà si chaud.
Un minibus, deux voitures et quelques vingt minutes de transport plus tard, nous arrivions à l’hôtel Le Marly*** sur Hamra Street au cœur de Beyrouth. Les chambres un peu spartiates, garantissaient un confort modeste mais correct. Là les plus affamés d’entre nous se jetaient rapidement au Kébab J, sorte de chaine locale de restaurations rapides. L’adresse allait devenir incontournable.
Le premier soir Mazen nous avait organisé un dîner les pieds dans l’eau dans un restaurant de bord de mer et après un bon repas sans alcool ("les gens du Golfe, obligent", comme ils les disent làbas) nous nous fîmes servir des narguilés aux senteurs de pomme. Mazen, encore lui réussit le tour de force de nous faire servir des Alamasa, bière locale servie glacée pour accompagner ces exhalaisons fruitées. Las, nous-nous couchions assez tard, satisfaits de ce début de vacances et cette première soirée alors que certains avaient déjà trouvé le Baromètre sorte de café underground Beyrouthin.
Le stage à proprement dit, commença dés le lendemain avec une technique femme dirigée par Sigrid suivie de deux enseignements, l’un initiatique et l’autre réservé au confirmés sous la direction de nos deux maîtres. A mon grand étonnement, de nombreux Libanais vinrent nous rejoindre.
Le stage était découpé de la façon suivante. Deux heures par corporation pendant cinq jours agrémenté de trois *Milonga, l’une dés le premier soir de stage, la suivante trois jours plus tard et enfin la dernière la veille du départ.
Entre temps nous avions quartier libre vous visiter le pays, sachant que les trois derniers jours, Mazen avait organisé les visites successives de Baalbek, du Chouf, de la forêt des cèdres, de la grotte de Jeita et de cette sublime petite ville de Byblos.
*Bal Tango
09:30 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : danse


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